Dans ces délicats débats de l'âme, c'est la ferveur intérieure et non le geste ostentatoire qui importe, et avec elle, la sobriété du style et du son chez les interprètes. Des vertus dont la petite équipe de L'Entretien des Muses […] n'est pas avare, associant aux justes intuitions de la ligne mélodique un entendement des textes […] qui ne l'est pas moins. Avec, bonheur majeur, le lumineux dessus de Françoise Masset qui, bien soutenue par la gambe d'Emmanuelle Guigues et les claviers de Stéphane Fuget, connaît tous les détours de la dévotion pénitentielle louis-quatorzième : inoubliable lecture, entre autres, de la Première Leçon pour le Mercredi Saint de François Couperin où l'art du mélisme liturgique sur les lettres de l'alphabet hébraïque se charge d'une théâtralité ineffable."
Roger Tellart, La Lettre du Musicien,
1re quinzaine de mai 2008 - n°357
Si la musique date du 17e siècle, les textes eux, sont souvent classiques ou même romantiques, et se marient parfaitement à une musique déjà « ancienne », avec la plupart du temps une parente thématique troublante. […] mêmes mots, même fluidité, même émotion, admirablement rendus par une Françoise Masset délicieusement expressive. Parfois, elle se fait luthérienne (psaumes), ou bien galante, coquine, ou brosse des portraits impitoyables (« Le Paresseux »).
En seconde partie, […] Françoise se métamorphose en bergère friponne, nous propose des énigmes à double sens, vit pleinement ses airs, d'une voix modulée et modulante, parfaitement à l'aise dans les doubles ornés... une présence formidable ! […]
Le concert se termine dans un bouquet final d'airs à boire où la chanteuse mime l'ivresse à la perfection, et où l'on se délecte du Tombeau sur la mort d'une mouche noyée dans l'ambroisie… Magnifique spectacle mené par un trio de personnalités tranchées et complémentaires…"
Pascale Boquet, Le Joueur de Luth, mars 2008
La soprano Françoise Masset, coauteur et héroïne d'un pasticcio à la gloire de la tragédie lyrique […] Jamais la dernière à rire, Françoise Masset, qu'on peut voir et entendre depuis quelques semaines sur la Péniche-Opéra égrener les Cantates de bistrot inspirées à Vincent Bouchot par les Brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio. Pourtant, mieux encore, la tragédie, elle connaît. Armide de Gluck, Dardanus de Rameau, tous les Lully d'Hugo Reyne, elle en fut. La muse berliozienne de l'ensemble Carpe Diem et la Médée de Michèle Reverdy, c'était elle toujours, l'une de nos rares, de nos dernières diseuses, qui sait où placer l'accent tonique et l'accent pathétique dans l'Isis de Lully comme dans une chanson de Kosma - deux projets au disque.
Ivan A. Alexandre, DIAPASON, mars 2005
Un brin de Poil de Carotte avec sa touffe de cheveux roux, sale gosse insolent dans le jeune Hector Berlioz ; immense tragédienne dans Médée, plus victime que vengeresse, sainte des partitions baroques et religieuses à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession… Derrière tous ces masques se tient une brune quarantenaire : née sous une bonne étoile, Françoise Masset, mezzo au timbre large, puissant, diversifié et au jeu très vivant.
Claude Glayman, LE JOURNAL DES SPECTACLES, mars 2004
Parmi des interprètes tous investis par leur mission, se détachent […], et surtout la soprano Françoise Masset (Hector enfant), nouvelle étoile du chant français, autant à son affaire dans le baroque que dans le bel canto.
Pierre-René Serna, SCÈNES MAGAZINE (Genève), février 2004
Un triomphe mérité pour une cantatrice rayonnante […] Le rôle a été écrit pour Françoise Masset, déjà héroïne du "Fusil de Chasse" ; il devrait marquer un tournant dans la carrière de cette interprète au talent rare, dont le timbre cristallin et l'excellente diction illuminent des répertoires divers, du baroque au contemporain.
Michel Parouty, LES ÉCHOS, 28 janvier 2003
[…] une distribution vocale séduisante d'où se détache l'excellente Françoise Masset déclamant ici la plainte de Vénus avec une éblouissante maîtrise de l'ornementation de l'air de cour.
Denis Wolff, RÉPERTOIRE, juillet-août 2001
Françoise Masset émerveille : sa "Plainte de Vénus sur la mort d'Adonis", intense, pudique, pour très différente qu'elle soit d'interprétations plus dramatiques n'en est pas moins bouleversante. Une belle pierre apportée au temple lulliste.
Olivier Rouvière, DIAPASON, octobre 2001